Tous en grève le 10 octobre !

Cet été et cette rentrée ont confirmé nos craintes, c’est comme si une frénésie de tout détruire prenait ce gouvernement. Presque personne n’y échappe, ni les retraités (hausse de la CSG), ni les jeunes (baisse des APL), ni bien sûr les salariés du public et du privé.

Il y a quelques heureux comme ceux qui n’auront plus d’impôt sur leur fortune mobilière.

Pour les salariés, la liste des attaques est trop longue pour les citer toutes. Les 5 ordonnances Macron-Pénicaud attaquant le code du travail sont promulguées. L’inversion de la hiérarchie des normes en est le centre, les patrons pourront négocier des accords sans aucun syndicat dans les entreprises de moins de 50 salariés, les CHSCT vont disparaître, les dommages et intérêts en cas de licenciement abusif sont plafonnés (voir page 6 les principales dispositions).

Ces ordonnances permettront de nouvelles remises en cause du statut de la fonction publique et constituent une attaque majeure contre tous les salariés, du privé et du public ; c’est pourquoi le SNPREES-FO a signé des appels intersyndicaux, avec des syndicats de personnels et des syndicats d’étudiants, aux mobilisations du 12 et du 21 septembre.

Dans l’enseignement supérieur, pour des milliers de bacheliers, l’inscription à l’université dans la filière de son choix est souvent restée impossible. La ministre, loin de répondre en donnant les moyens pour répondre à l’augmentation des demandes d’inscription, a certes, indiqué que le tirage au sort allait être supprimé, mais a surtout lancé une concertation, qui, au nom de la réussite étudiante, prépare avec les pré-requis une sélection qui ne dit pas son nom et qui remettrait en cause le baccalauréat comme premier grade universitaire.

Cet été, l’arrêté mettant en place le RIFSEEP pour les ITRF et les ITA au 1er septembre est sorti. Avec d’autres syndicats (CGT), nous avons saisi le Conseil d’État pour demander l’annulation de cet arrêté puisqu’au CTMESR d’avril, il n’y a pas eu d’avis émis sur cet arrêté contrairement à ce que le ministère prétend. Mais ce n’est pas suspensif, il faut se battre dans chaque établissement pour éviter la cotation des postes, lier strictement le groupe de fonctions et le grade, tout faire pour que seul change l’intitulé de la prime et éviter l’individualisation.

Le SNPREES-FO et SupAutonome-FO ont contribué à bloquer dans les faits la mise en place du suivi de carrière des enseignants-chercheurs, mais le dossier n’est pas clos, le ministère n’a pas abandonné.

Tous nos statuts sont attaqués, les PRAG et PRCE vont se voir imposer à partir de cette année des entretiens d’évaluation dans le cadre de trois rendez-vous de carrière.

L’université Paris 3 n’est plus dans le projet de fusion avec Paris 5 et Paris 7 ... et on parle maintenant d’un projet de Grand Établissement autour de P5 et P7. Coté Saclay, trois universités sont menacées d’être démantelées en un collège universitaire d’un côté et une université de prestige de l’autre.

La sortie de Paris 3 n’est certainement pas étrangère à la forte résistance des personnels au projet de fusion. Plus généralement, les salariés n’ont pas dit leur dernier mot, la volonté de résistance était présente dans les manifestations des 12 et 21 septembre.

Dans ce contexte, un appel unitaire à la grève dans la fonction publique le 10 octobre est sorti. Comme le dit la FGF-FO « Les revendications communes à l'intersyndicale contre le gel de la valeur du point d'indice, contre le rétablissement du jour de carence, contre les 120 000 suppressions de postes et pour un service public de qualité doivent permettre la plus grande mobilisation possible. »

Tous en grève le 10 octobre !

Gilles Bourhis, secrétaire général.