Face aux attaques démultipliées contre nos droits et nos statuts, établissons le rapport de force !

Alors que le Président et son gouvernement multiplient les annonces, ignorant les revendications des salariés et des fonctionnaires

FO ESR ne peut admettre ces attaques démultipliées contre nos droits et nos statuts :

  • avec la confédération FO, nous refusons la baisse du niveau des retraites que constituerait la mise en place d’un système universel par « points » accumulés tout au long de la vie active, nous refusons la mise en cause du Code des pensions civiles et militaires, qui garantit aux fonctionnaires d’État une continuation du traitement sur la base des six derniers mois d’activité,
  • nous défendons le maintien des diplômes nationaux, des grades universitaires et des qualifications reconnues dans le Code du travail, les conventions collectives et le statut de la fonction publique, contre les lois « travail » successives, contre la loi ORE et Parcoursup, contre les arrêtés « licence » parus durant l’été (qui suppriment toute garantie d’un minimum horaire d’enseignement et programment le démantèlement des licences disciplinaires),
  • nous revendiquons le maintien des CHSCT, qui risquent de disparaître par fusion avec les Comités techniques (CT), nous dénonçons la transformation des Commissions Administratives Paritaires (CAP) en simples instances de recours.

Dans tous les établissements, les personnels sont confrontés à des plans sociaux qui ne disent pas leur nom : au nom de déficits organisés par les gouvernements successifs dans le cadre de l’ « autonomie » des universités, les postes sont supprimés et des centaines de contractuels sont mis au chômage. Dans les CROUS, la fonctionnarisation des PO est utilisée pour casser tous les acquis des personnels. Dans la recherche, le manque de crédits récurrents est alarmant, la fusion annoncée de l’INRA avec l’IRSTEA menace les personnels et leurs missions.

Partout la charge de travail augmente et les conditions de travail se dégradent. Ceci, alors même que :

  • les rémunérations sont bloquées,
  • les prélèvements pour la CSG ou la retraite augmentent,
  • le jour de carence constitue une atteinte injustifiable au droit à congé maladie,
  • les primes statutaires ont disparu avec l’instauration du RIFSEEP, qui déconnecte la prime du grade,
  • les carrières, soumises à une évaluation arbitraire, ont été allongées et les taux de promotions réduits par PPCR, sans aucun gain de rémunération pour la très grande majorité,
  • les promotions se font au compte-gouttes dans l’arbitraire le plus total.

Travailler plus pour gagner moins, dans un environnement de travail désorganisé ou déshumanisé par les restructurations et réformes incessantes, tel est le sentiment de l’immense majorité des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche.

FO revendique le respect du statut général de la fonction publique, qui implique notamment le recrutement de statutaires pour toutes les tâches pérennes et le respect des droits statutaires de tous les corps de fonctionnaires intervenant dans l’enseignement supérieur et la recherche, l’attribution à tous les établissements de l’ESR des budgets nécessaires pour maintenir les activités d’enseignement et de recherche.

Face aux attaques, il faut arriver à créer le rapport de force :
ne restez pas isolés, rejoignez FO ESR,
rejoignez le 9 octobre la mobilisation interprofessionnelle
en défense des garanties collectives et des statuts !

Montreuil, le 6 septembre 2018