Modification des modalités de nomination des recteurs :
une dévalorisation de la fonction universitaire
une attaque contre l’indépendance des universitaires

Lors du conseil des Ministres du 3 octobre dernier, les ministres de l’Éducation Nationale et de l’Enseignement Supérieur ont présenté un décret portant modification des modalités de nomination des recteurs. Cette modification vise à « diversifier le vivier de recrutement des recteurs pour mieux répondre aux exigences nouvelles du métier ». Le décret porte ainsi de 20 à 40 % des emplois de recteurs ceux pouvant être occupés par des personnes non titulaires de l’HDR et supprime les conditions exigées précédemment pour les personnes non détentrices de cette HDR (avoir au moins 10 ans d’expériences dans l’éducation ou 3 ans comme directeur d’administration centrale). Cette disposition va donc beaucoup plus loin dans la dérogation que le décret du 10 décembre 2015, qui prévoyait que des non docteurs puissent devenir recteurs seulement après avis d’une commission ad hoc et dans la mesure où les postulants pouvaient justifier de dix ans d’activité professionnelle « dans les domaines de l'éducation, de l'enseignement, de la formation ou de la recherche ». Même si elles ménageaient déjà de trop importantes dérogations, les dispositions antérieures témoignaient donc de la spécificité de ces fonctions, qui n’étaient accessibles qu’à l’issue d’une carrière en lien, même ténu, avec l’enseignement ou la recherche au sens large.


ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES

FO ESR représentatif au niveau national,
donc dans tous les établissements d'enseignement supérieur et de recherche

Notre organisation conserve son siège au CTMESR.

Elle est ainsi représentative au niveau national. Elle est donc représentative dans tous les établissements d’enseignement supérieur et de recherche : non seulement ceux, et ils sont nombreux, où nous avons des élus en comité technique d’établissement, mais aussi ceux où n’en avons pas.


C’est le moment, toutes et tous en grève le vendredi 14 décembre !

Les organisations syndicales soussignées de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, réunies mardi 11 décembre, exigent :


La « stratégie d’attractivité pour les étudiants internationaux » du gouvernement :

mettre fin à la gratuité de l’accès à l’Université et
à la liberté pédagogique des enseignants !

FO-ESR est attaché, avec la confédération FO, à l’existence d’un système d’enseignement supérieur public, laïque et gratuit. Les récentes annonces du Premier ministre Edouard Philippe remettent en cause ce principe. L’application de droits d’inscriptions élevés aux étudiants « extra-communautaires » est une attaque grave contre la gratuité de l’accès à l’Université. Une fois ce principe remis en cause, il ne faudra pas longtemps pour voir l’ensemble des frais de scolarité s’envoler. C’est d’ailleurs confirmé par un récent rapport de la cour des comptes qui préconise l’augmentation générale des droits d’inscription, en priorité ceux du cycle master.


Communiqué intersyndical sur le budget 2019 de l’enseignement supérieur et la recherche (ESR)

Le projet de loi de finances (PLF) pour 2019 prévoit, pour la MIRES (mission interministérielle recherche et enseignement supérieur), un budget de 27,9 milliards d’euros, en augmentation de 500 millions (M€) par rapport à la loi de finances initiale de 2018. Cette augmentation de 1,8% correspond tout juste à la croissance prévue en 2019.Il ne reste, si on en déduit l’inflation prévue au minimum à 1,3%, que 144 M€ de plus, soit une goutte d’eau ! Le budget de la MIRES continue donc à stagner par rapport au produit intérieur brut (PIB). Ce n’est pas ainsi que le budget de la recherche et développement (R&D) atteindra l’objectif des 3% du PIB, dont 1% pour la recherche publique et 2% pour l’enseignement supérieur.